À savoir

Au Québec, seule la Société québécoise du cannabis (SQDC) peut organiser la vente de cette drogue. Le cannabis peut être vendu sous plusieurs formes : fleurs ou feuilles séchées, résine (ce qu’on appelle le « haschich »), huile, concentré… On peut aussi le trouver dans des boissons, mais la majorité des produits comestibles (friandises, chocolat, desserts…) sont interdits de vente au Québec.

Qu’est-ce que le cannabis?

Le cannabis est une drogue naturelle produite à partir de la plante du même nom. Il en existe de nombreuses variétés. Les effets qu’il produit sont différents selon sa variété.

Le cannabis est composé de plus de 500 substances dont les deux principales sont :

  • le tétrahydrocannabinol (THC): c’est la principale substance psychoactive contenue dans le cannabis. Elle est donc responsable des effets psychoactifs provoqués par cette plante.
  • le cannabidiol (CBD): il n’a pas de propriétés psychoactives. Il pourrait toutefois agir comme « modulateur » du THC : c’est-à-dire qu’il en atténuerait certains effets secondaires tels que l’anxiété. Les recherches sont toutefois récentes et aucune certitude n’existe à ce jour.
Qu’est-ce qu’une substance psychoactive?

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « Une substance psychoactive se dit d’une substance qui, lorsqu’elle est ingérée ou administrée, altère les processus mentaux, comme les fonctions cognitives ou l’affect. » Il s’agit donc d’une substance qui peut provoquer par exemple une sensation de détente, d’euphorie, de désinhibition ou des effets plus intenses comme des hallucinations. 

Les effets du cannabis

Les effets provoqués par le cannabis varient d’abord selon la catégorie à laquelle appartient la variété qui est consommée. La SQDC classe ainsi les variétés selon trois catégories :

  • la sativa, dont les effets sont généralement stimulants, énergisant et euphorisants,
  • l’indica, dont les effets sont généralement calmants, relaxants et peuvent créer de la somnolence,
  • l’hybride, dont les effets sont un mélange de ceux provoqués par la sativa et l’indica.
Quelle que soit la catégorie, de nombreux effets peuvent être observés lors de la consommation de cannabis, tels que :
  • une impression de bien-être et de relaxation,
  • une diminution de la mémoire à court et moyen terme,
  • une impression d’être plus créatif,
  • une augmentation de l’appétit,
  • une diminution du temps de réaction,
  • des changements de perception du temps, des couleurs, des sons
Les effets provoqués par le cannabis et leur intensité dépendent aussi de différents facteurs tels que :
  • l’âge,
  • la quantité consommée,
  • la teneur en THC de la variété consommée,
  • le mode de consommation (fumé, mélangé à des aliments et ingéré…),
  • l’humeur,
  • l’environnement social,
  • la prise de médicaments ou d’autres substances en simultané,
  • l’état de santé mentale

L’ensemble de ces facteurs fait que les effets du cannabis peuvent être très différents d’une personne à l’autre, mais aussi d’une prise à l’autre, même si la variété consommée est la même. Ces différents facteurs peuvent aussi conduire à des effets indésirables comme un état d’anxiété, voire de paranoïa.

Lorsque le cannabis est inhalé (fumé ou vapoté), ses effets sont quasiment immédiats et s’atténuent généralement en moins de 6 heures. Lorsqu’il est ingéré, ses effets peuvent être ressentis 30 minutes à 2 heures plus tard et peuvent durer jusqu’à 12h.

Dépendance et sevrage

Comme d’autres substances psychoactives, le cannabis peut créer une dépendance à la fois psychologique et physique.

La dépendance psychologique est liée aux effets provoqués par le cannabis, anticipés par la personne. La personne dépendante peut alors vouloir consommer pour se sentir bien, se détendre ou encore pour s’endormir. Lorsqu’elle arrête de consommer, la personne peut alors ressentir des symptômes tels que :

  • une envie irrésistible de consommer (ce qu’on appelle le craving),
  • de l’irritabilité, de la colère, de l’agitation,
  • des troubles du sommeil,
  • une diminution de l’appétit

La dépendance physique est liée à l’accoutumance du corps aux effets du cannabis. Lorsqu’elle arrête de consommer, la personne peut alors ressentir des symptômes tels que :

  • des douleurs abdominales,
  • des maux de tête,
  • des tremblements,
  • une forte transpiration, de la fièvre.

Au Canada, on estime que 9 % des consommateurs développeront une dépendance au cannabis. Ce chiffre s’élève à 17 % lorsque la consommation a débuté à l’adolescence. En effet, les risques de dépendance sont plus élevés lorsque le cerveau est encore en développement. Le cerveau atteint sa maturité vers l’âge de 25 ans. Chez les consommateurs quotidien, 25 % à 50 % développeront une forme de dépendance.

Nous pouvons vous aider 

Si votre consommation de cannabis ou celle d’un proche vous inquiète, ne restez pas seul avec vos préoccupations : appelez-nous au 1-800-265-2626 ou utilisez le clavardage en bas à droite de notre site. Nous pourrons vous offrir du soutien et de l’information personnalisés et vous référer vers des ressources adaptées à votre situation. Nos services sont accessibles 24h/24, 7 jours sur 7. 

 


Sources : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-5) / Gouvernement du Canada / Gouvernement du Québec / Société québécoise du cannabis (SQDC) / Centre de toxicomanie et de santé mentale / Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) / Association québécoise des neuropsychologues (AQNP) / Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) / Association canadienne de santé publique (ACSP) / Loi encadrant le cannabis