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Les types d’hallucinogènes

Il existe plusieurs sortes de substances hallucinogènes. Parmi elles, on retrouve des substances d’origine naturelle, d’autres synthétiques, c’est-à-dire fabriquées en laboratoire. Les plus répandues sont :

Hallucinogènes naturels

  • La psilocybine (issue de certaines espèces de champignons)
  • La mescaline (issue d’une espèce de cactus)
  • La salvia divinorum (un type de sauge)
  • Le datura (plante)

Hallucinogènes synthétiques

  • La MDMA (ecstasy)
  • Le LSD (synthétisé à partir d’un champignon, l’ergot de seigle)
  • La kétamine
  • La phencyclidine ou PCP

Historique

L’usage de substances hallucinogènes remonte, au moins, à plusieurs siècles. Utilisés en médecine ou encore dans des contextes culturels religieux, les hallucinogènes ont été popularisés dans les années 1960 – 1970. Le LSD a notamment été largement répandu par le mouvement hippie, alors que plusieurs artistes de renommée disaient l’utiliser pour nourrir leur créativité. Après une phase de déclin, certains milieux festifs se sont réappropriés les hallucinogènes, consommés notamment lors de rave, des festivals de musique techno organisés en extérieur. Certains hallucinogènes font aujourd’hui l’objet de nombreuses études dans le cadre de traitements de troubles de la santé mentale comme l’anxiété et la dépression.

Les effets des hallucinogènes

 

Effets recherchés

Comme leur nom l’indique, ces substances peuvent être consommées pour leurs effets hallucinogènes : déformation de la réalité, impression de voir et d’entendre des choses qui n’existent pas, perception plus vive des couleurs et des sons, etc. Mais elles peuvent aussi être consommées pour leurs effets psychotropes : sensation de bien-être, euphorie, envie d’être en contact avec d’autres personnes, etc.

Toutes ces substances ont en commun de perturber les sens et peuvent aussi modifier l’humeur. Toutefois, il existe de grandes différences dans l’intensité des effets ressentis selon la substance et la quantité absorbée, mais aussi selon des facteurs individuels comme l’humeur, les attentes, la condition mentale.

 

Par exemple, le LSD est une substance aux propriétés hallucinogènes puissantes et dont les effets peuvent durer plusieurs heures, voire une journée complète. Les effets des champignons hallucinogènes peuvent eux aussi durer plusieurs heures. La salvia, quant à elle, peut provoquer de puissantes hallucinations, notamment de la synesthésie, un phénomène neurologique qui perturbe les sens et les mélange (on croit alors entendre les couleurs ou voir les sons, par exemple). Toutefois, ses effets disparaissent après une trentaine de minutes.

Des substances comme la MDMA, aux propriétés hallucinogènes, sont aussi consommées pour leurs effets stimulants et la sensation de bien-être qu’elles provoquent.

 

Effets indésirables

La prise de substances hallucinogènes peut provoquer des effets désagréables tels que :

  • des maux de tête
  • une forte fièvre
  • des vomissements
  • des palpitations
  • de l’hypothermie ou de l’hyperthermie (réchauffement et refroidissement du corps qui ne parvient plus à réguler correctement sa température)
  • de l’anxiété
  • de la paranoïa
  • etc.

Bad trip, descente et autres effets

L’expérience des substances hallucinogènes peut générer un bad trip. Ce phénomène se caractérise par une angoisse très intense liée à l’intoxication : la personne souhaite alors que les effets s’arrêtent mais n’a d’autre choix que d’attendre qu’ils s’estompent d’eux-mêmes, ce qui peut durer de longues heures. Cet état d’angoisse extrême peut alors aboutir à des crises de panique.

Même lorsque l’expérience est bien vécue, la prise de substances hallucinogènes est généralement suivie d’une période de « descente » qui peut durer plusieurs jours. La personne peut alors ressentir une humeur dépressive, de l’anxiété  et de la difficulté à dormir. Certaines personnes font aussi l’expérience de « flashbacks » dans les jours et les semaines qui suivent la prise de substance. Elles ont alors des souvenirs soudains de moments de l’expérience qu’elles ont vécue.

Malgré ces effets, les surdoses de substances hallucinogènes sont rarement mortelles.

Les hallucinogènes ne sont toutefois pas sans danger : sous l’influence de telles substances, la personne peut en effet être désorientée et prendre des risques, notamment lorsqu’elle vit des hallucinations.

Comme pour d’autres substances comme la cocaïne ou les opioïdes, l’un des dangers tient au fait qu’elles peuvent être « coupées », c’est-à-dire mélangées à d’autres substances. Par exemple, la kétamine est souvent mélangée à des substances stimulantes comme des amphétamines. Ces mélanges participent à rendre les effets imprévisibles et peuvent être particulièrement dangereux.

 

La dépendance aux hallucinogènes

Les substances hallucinogènes ne créent généralement pas de dépendance physique. Elles pourraient toutefois créer une dépendance psychologique : parce qu’elle en apprécie les effets, la personne est alors amenée à consommer plus souvent pour revivre cet état. En cas de consommation régulière, une accoutumance peut se développer avec des substances comme la kétamine, par exemple. La personne devient ainsi plus tolérante aux effets de la substance et doit augmenter les doses pour retrouver les sensations vécues lors des premières prises.

 

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